25.07.2019

La semaine dernière, les boxeurs de la section Boxe avaient rendez-vous à Paris et Marseille.


Kevin Lele Sadjo, Moughit El Moutaouakil, Adbel Houya et Rachid Achoui, chacun dans leurs catégories, ont enfilé les gants et sont montés sur le ring. Retour sur le bilan des quatre victoires des quatre boxeurs de la section boxe.

Jeudi dernier, Moughit El Moutaoukil alias Guito, Abdel Houra et Rachid Achoui combattaient au Carreau du Temple dans le 3e arrondissement de Paris, dans le cadre du Festival Second Square Starting Blocks. Une soirée boxe avec des initiations, des combats amateurs et professionnels, DJ et food-trucks. Un programme « grand public » pour faire découvrir la boxe dans toute sa diversité, ses valeurs et ses boxeurs aux profils parfois très atypiques et aux histoires inspirantes. Un combat, deux boxeurs, deux profils et deux histoires qui s’affrontent dans les règles du ring. Guito (10 combats avec 9 victoires) et son adversaire, Walid Talbi (14 combats pour 13 victoires) combattaient pour une place en finale de la coupe de la ligue des poids moyens. C’était l’un des combats ls plus attendus de l’année en Île-de-France. En effet, deux des plus grands espoirs de la catégorie des poids moyens se retrouvaient pour une demi-finale explosive. Guito l’emporte par KO.

Abdel Houya (14 combats avec 13 victoires) avait face à lui sur le ring le Vénézuélien, Kelly Figueroa.
Rachid Achoui, numéro 1 français en poids moyen et invaincu sur ses douze combats, était en duel face à Patrick Momene Mokamba dans la course aux championnats de France.

Kevin Sadjo Lele a remporté samedi 20 juillet au soir la ceinture internationale WBA le sacrant champion intercontinental des super-moyens. Face à lui, l’Argentin Walter Gabriel Sequeira (22 v, 6 d). Kevin signe sa treizième victoire pour autant de combats en mettant son adversaire KO à la dixième reprise. Il disputait le défi le plus relevé de sa carrière devant les caméras de Canal +. L’enjeu ne l’a pas impressionné, il a abordé son combat avec maturité et il l’a emporté avec patience. Kevin, ancien champion de France amateur et professionnel, à dominé tout le long du match. The Punisher, son surnom sur le ring, a encore frappé. Il peut désormais savourer sa ceinture.

 

Kevin, quelle a été ta préparation pour ce combat ?
"J’ai été prévenu à la dernière minute pour boxer à Marseille. A la base, je devais faire un combat sans titre en dix reprises. Celui qui devait boxer s’est blessé donc j’ai été appelé pour le remplacer. Je n’ai pas pu bien me préparer mais j’ai accepté le défi. Je n’avais pas de prépa spécifique pour un combat à titre. Mais j’étais préparé pour du dix reprises. Il fallait que je gère la pression."

Quelles ont été tes sensations ?
"J’étais très stressé jusqu’au début du combat. J’avais peur de décevoir et de ne pas réussir. J’aime bien les défis et je savais que je pouvais le faire car je connais mes capacités. Je me suis mis énormément de pression du fait que ce soit un titre retransmis sur Canal + et les hymnes. J’ai l’habitude des combats sur Canal mais là, je ne sais pas c’était différent.
Mais une fois le combat lancé, c’était parti. Je me sentais à l’aise. Le seul truc dans ma tête c’était « la seule personne qui doit lever la main c’est moi ». J’étais détendu, à l’aise et apaisé."


Ce titre représente quoi ?
"Beaucoup de choses, ça m’ouvre énormément de portes. Je vois beaucoup plus loin. Ce n’est pas n’importe quel titre, je rentre dans le top 15 mondial, ma carrière est lancée. La carrière professionnelle internationale débute vraiment. Avant, j’étais limité au niveau national. Maintenant je peux viser des grosses pointures mondiales"

La suite c’est quoi ?
"Défendre le titre à Levallois le 16 novembre contre un challenger. C’est la WBA qui va le désigner à la fin du mois. Mais là, c’est d’abord trois semaines de vacances. Je vais m’entretenir avec des footings mais je coupe complétement la boxe. Puis reprise le 26 août pour préparer le combat avec Karim et le staff de la section boxe."

« Je remercie le club car tout est bien huilé pour qu’on puisse réussir. Sans eux, je ne pourrais pas être là où je suis. Surtout merci à mon président Ali qui fait un gros travail et qui nous accompagne partout dans nos combats »